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La table végétalienne biologique et locale est celle qui génère le moins d'impacts négatifs sur l'environnement.

Que notre table soit politique : elle n’en sera que meilleure!

Plus que jamais, l’étiquetage des OGM devient l’outil le plus efficace pour s’opposer à l’hérésie génétique développée par l’approche industrielle, car l’expérience démontre que les aliments identifiés OGM se vendent peu. Et pour la première fois, les nouvelles dans ce dossier suscitent de l’espoir. Deux états américains, le Connecticut puis le Maine, ont légiféré afin d’obliger l’industrie agroalimentaire à étiqueter les aliments contenant des OGM. Ce sont là des gains indéniables, mais la guerre n’est point gagnée, car pour que l’industrie applique ces lois, une législation similaire doit être adoptée dans 5 états du Nord-Est américain et toucher un minimum de 20 millions de citoyens. L’état du Vermont suivrait. Il n’en manquerait que deux.

Ce débat ne touche pas uniquement les États-Unis. Il fait aussi partie de notre quotidien. Rappelons-nous que nous disposons du pouvoir de choisir autre chose que l’approche industrielle en agriculture et en alimentation. À mon avis, il devient impératif d’opter pour une table politique, c’est-à-dire une table davantage végétarienne, composée d’aliments locaux, équitables et biologiques. On peut aussi s’impliquer contre les OGM en devenant membre de Vigilance OGM, un organisme québécois qui milite pour l’étiquetage des OGM.

Que notre table soit politique : elle n’en sera que meilleure!

Yves Gagnon
jardinsdugrandportage.com

Légende de la photo : La table végétalienne biologique et locale est celle qui génère le moins d’impacts négatifs sur l’environnement.

Yves Gagnon

Yves Gagnon est agronome émérite avec une longue pratique dans le jardinage écologique. Il a su développer et sensibiliser les gens au bienfait de la nature et utiliser les moyens naturels pour cultiver la terre de façon intelligente. Son site : jardinsdugrandportage.com